Arrestation de deux (2) leaders de l’ANAD Alpha Condé va-t-il mordre à l’hameçon de la violence politique?

 

Selon un communiqué publié par la cellule de communication de L’Aliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (l’ANAD) , deux (2) de ses membres ont été arrêtés ce mercredi 14 juillet dans la soirée . Il s’agit de Messieurs Thierno Yaya Diallo, Président de Guinée Moderne (GM) et Keamou Bogola Haba, Président d’honneur de l’UGDD et de la Commission Communication.

Dans ce communiqué, L’ANAD a condamné avec la dernière énergie ces arrestations qu’elle qualifie « d’extrajudiciaires et orchestrées selon elle, par le régime dictatorial du président Alpha Condé » .

Face à cette situation difficile, « l’alliance interpelle l’opinion nationale et la communauté internationale sur les graves violations des droits et des libertés
fondamentaux en Guinée.Et exige la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques ».

Pour sa part le président de l’UFDG , Cellou Dalein Diallo , invite les militants et sympathisants des partis membres de l’ANAD à rester
mobilisés et à attendre les instructions des leaders.

Le recours illégal à la force par la police peut, dans le pire des cas, priver des personnes de leur droit à la vie. En outre, si la force est injustifiée ou excessive, elle peut s’apparenter à la torture ou à d’autres formes de mauvais traitements.

Plusieurs analystes pensent que ces logiques politiques de la répression policière
ne sauraient être une solution favorable au régime de Conakry .

De toute évidence, le pouvoir de Conakry doit éviter de tomber lamentablement dans un spectre de violence qui risque d’affecter dangereusement sa crédibilité en mettant  un voile sur ses acquis de développement économique, enregistrés au cours de ces dix (10) dernières années . Une équation à craindre  car l’instabilité a toujours précédé la chute des régimes .

Siba Béavogui