Nécrologie: El Hadj Biro Kanté, un des piliers de la lutte pour l’indépendance décède au Maroc

La Guinée vient de perdre l’un de ses valeureux et dignes fils: le doyen Biro Kanté, compagnon de l’indépendance du Président Ahmed Sékou Touré (Paix à leur âme).

Ancien ambassadeur, Ex Gouverneur et l’un des fidèles compagnons du Président Sékou Touré, le doyen Biro Kanté a été rappelé à Dieu ce Lundi 29 Juin 2021dans le pays chérifien à 1h du matin à l’âge de 94 ans.

Oui, le doyen Biro s’en est allé pour toujours. Il ne nous racontera plus les conditions dans lesquelles l’indépendance de notre pays a été obtenue en 1958, lui qui sait si éloquemment parler de ces moments irréversibles de l’histoire de notre pays.

Oui, ce symbole de l’amitié, de loyauté, ce fidèle compagnon de l’indépendance et grand témoin de l’histoire contemporaine de notre pays ne parlera plus. Il s’est couché pour toujours. Il ne nous parlera plus des événements ayant jalonné l’histoire de notre pays au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée guinéenne le 3 Avril 1984. Il a aujourd’hui tourné le dos à cet exercice auquel il s’appliquait pourtant à cœur joie, ce, presque tous les jours. C’est une perte énorme. C’est une bibliothèque qui vient de ‘’brûler’’, comme le disait Amadou Hampaté Bah. C’est un monument qui vient de nous quitter.

En effet, la brusque disparition de ce fervent défenseur de la vérité historique, ce patriote convaincu et convaincant, cet homme ouvert d’esprit, très pointillé et connaisseur fin de l’histoire de notre vécu commun, laisse un énorme vide dans le cœur des guinéens épris de vérité.

Nous le regrettons déjà. Oui, nous regrettons déjà la disparition de ce digne fils de Dabola qui s’est battu jusqu’à la dernière minute contre tous ceux qui se plaisent dans la falsification de l’histoire de notre pays. Que c’est dur de perdre une valeur de l’acabit du doyen Biro Kanté!

Jusqu’à son dernier souffle, cet exemple parfait de fidélité à un idéal a toujours su garder son “arme” au poing contre les ennemis, prêt à défendre la dignité et l’honneur de notre pays à tout moment et partout où besoin se faisait sentir. En un mot, c’est l’un des derniers dinosaures des camarades de lutte du père de l’indépendance de notre pays qui vient de terminer sa mission dans ce monde ici-bas.

Mais sachez doyen que la flamme que vous pères de l’indépendance de notre Pays avez allumée en 1958 ne s’éteindra jamais. Nous continuerons la lutte à votre place.

Le doyen n’est pas mort et ne mourra jamais, car comme le dirait l’autre, la mort n’emporte pas un révolutionnaire. Elle multiplie plutôt sa vie dans chacun des bras de ceux qui sont restés derrière lui et qui sont prêts à porter haut le flambeau de sa lutte. Le doyen se repose tout simplement. Quoi de plus normal, surtout après avoir vécu une vie aussi riche et remplie !

 

Paix à l’âme de notre regretté et que la terre de Guinée qu’il a servie avec amour, dévouement et loyauté, lui soit légère à jamais. Amine! Amine! Amine!

 

Prêt pour la révolution, camarade. Prêt !