Impots: de la DNI à la DGI, une transition réussie

 

Les faits sont éloquents. Et le principal fait réside dans la métamorphose que subit l’administration fiscale. Qui ne sait pas qu’en Guinée les Impôts ont toujours été considérés comme une vache laitière? Le principal endroit où tout le monde voulait aller pour s’enrichir? D’ailleurs il y a une décennie encore, travailler à la direction des impôts était un privilège réservé seulement à une poignée de cadres qui roulaient dans de grosses voitures, avaient les plus belles maisons et voyageaient à leur guise.

Mais depuis un peu plus de 4 ans, cette situation semble changer. L’argent du contribuable n’est plus dilapidé et est effectivement orienté dans les caisses de l’état. Ce sursaut de conscience dans la gestion des fonds du peuple est le fruit d’une administration sérieuse qui a lancé, dès sa prise de fonction, des réformes courageuses pour élargir l’assiette fiscale et sécuriser les recettes.

Le grand artisan de cette métamorphose, c’est bien Aboubacar Makissa Camara. Jeune Cadre mais pétri de talent et entouré d’une équipe dynamique, il a su insuffler une dynamique nouvelle à cette institution de mobilisation de recettes internes.

Plusieurs exemples illustrent cet engagement. D’abord l’attribution d’identification fiscale à chaque contribuable. En s’engageant dans cette direction, les impôts ont lancé par la même occasion les bases d’une dématérialisation qui ira désormais crescendo. L’argent change de forme de circulation et va désormais des poches du contribuable au numéro qui lui correspond à la banque. Exactement comme lors du paiement de la TUV/ taxe unique sur le véhicule.
Ensuite le e-tax. Cette réforme que le Directeur des impôts a longtemps mûri et corrigée, recorrigée, avant proposition est considérée comme une révolution, qui dans un contexte de mobilisation rendu difficile par la crise sanitaire, permet à l’état de récupérer ce qu’il perd dans la fiscalité des portes (douanes). Désormais, après la réalisation de l’interconnexion avec la BCRG, la présidence et le trésor, tous les mouvements de rentrée sont suivis en direct et au compte-gouttes.

L’ensemble de ces réformes vise à accompagner et financer le programme de développement du président de la république. D’autres réformes sont prévues. Elles arrivent à un moment où l’institution va changer de statut et devenir une direction générale. Cette régie financière va alors jouir d’une autonomie de gestion qui devra au Directeur Aboubacar Makissa Camara de motiver d’avantage son personnel par un système d’incitation au travail et de sanction, si nécessaire. Un grand enjeu est en vue: l’atteinte du contrat de performance

A C