Justice : les membres du FNDC bénéficient d’une liberté provisoire

Condamnés à un an de prison ferme pour Abdourahamane Sanoh et six (6) mois pour les autres, les membres du front national pour la défense de la constitution ont bénéficié ce jeudi, 28 novembre d’une liberté provisoire. Ce, après l’appel interjeté par le collectif de leur  avocat.

A l’ouverture du procès, on a procédé à l’identification des prévenus ensuite les avocats de la défense ont en tour de rôle expliqué les motifs de leur appel au jugement du tribunal de première instance de Dixinn. Selon eux, leurs clients ont été condamnés sur la base des chefs d’accusation qui n’ont pas fait l’objet de débats dans le procès, le juge a unilatéralement requalifié les faits dans sa délibération. A cela s’ajoute la violation de plusieurs autres articles de la constitution et du Code de procédure pénale. Ils ont à la fin de leur exposé demandé une mise en liberté de leurs clients et le renvoi du procès afin de leur permettre de mettre sur papier de façon détaillée des arguments de défense.

La partie civile représentée par le ministère public est revenu sur les motifs de son appel au jugement rendu par TPI de Dixinn. Il a dit que le ministère public n’est pas satisfait de cette décision par le fait que le juge a requalifié les faits à la dernière minute pendant qu’il tenait à ce que la décision soit fondée sur les chefs d’accusation préalables. Sur la demande des avocats de la défense, la partie n’a pas trouvé d’objection, elle a dit que la justice n’est pas là pour seulement condamner mais elle sert aussi à éduquer donc elle ne s’oppose pas la mise en liberté des prévenus.

Le procès a été suspendu avant d’être repris à 13 heures  sur les dossiers qui concernent l’artiste Elie Kamano, Ibrahima Keita, Badra Koné, Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura,  tous poursuivit pour participation délictueuse à une manifestation, provocation directe. Les avocats de la défense ont à tour de rôle dénoncé les circonstances dans lesquelles leurs clients ont été arrêtés et la mauvaise qualification des faits par le juge du tribunal de première instance de Mafanco. Ils ont par la suite demandé la mise en liberté. Chose que le Procureur général  acceptée au nom de la loi. Le président de la cour d’appel a délibéré en faveur de cette demande. Il a ordonné la mise en liberté des prévenus et a renvoyé le procès au 05 décembre 2019.