Pourquoi trop de Camions actuellement dans les rues à Conakry ? Une stratégie de Bolloré pour se faire des fonds 

Nous avons constaté ces derniers temps trop de gros porteurs remorques stationnés partout le long de l’autoroute de la SIG Madina à la rentrée du port autonome de Conakry (PAC) à Kaloum.

Après l’échec de nos tentatives de rencontrer les autorités portuaires de Conakry, nous avons eu quelques conducteurs de ces camions et responsables syndicaux des transporteurs du PAC. Ils nous confient  que c’est une stratégie du géant français des affaires portuaires Bolloré qui exploite le port de Conakry depuis l’avènement d’Alpha Condé au pouvoir.

 » Aujourd’hui un jour de retard d’un conteneur dans le port est facturé par Bolloré à 400.000 francs guinéens chaque jour, c’est pourquoi il retarde les camions à accéder au port pour prendre les conteneurs. Autrefois les sociétés de manutention comme Maersk, Getma pouvaient faire sortir plus de 500 camions par jour mais actuellement Bolloré atteint difficilement 100 pour qu’il puisse prendre aux manutentionnaires les 400.000GNF de caution de retard sur le quai » nous a confié un responsable de transport au PAC.

Cette stratégie de gagner plus par  la souffrance des conducteurs et manutentionnaires qui serait mise en place par la société Bolloré crée aujourd’hui d’énormes embouteillages avec de grands risques d’insécurité à Kaloum.

 » Nous payons actuellement 1.260.000GNF par an pour un seul camion contre 400.000 par le passé et 300.000 pour une personne comme  frais d’accès au port. Cela a été décidé par l’ex DG du PAC Hawa Keita mais malgré tout ça on nous empêche encore » fustige un conducteur de Camion.

Des informations fusent partout au sein du personnel manutentionnaire, conducteurs et commerçants importateurs de la prise en otage du PAC et autorités par les sociétés françaises et turques Bolloré et Albayrak.

Albayarak a augmenté le débarquement d’un sac du riz de 100GNF à 350GNF et elle facture les marchandises à partir de la rade avant même que le navire n’accoste au quai commercial nous informe un docker.

Dossier à suivre

Oubensy SYLLA